A.A.E.P.G. LA GOUESNIÈRE

A.A.E.P.G. LA GOUESNIÈRE

Le bombardement vécu par des enfants

LE BOMBARDEMENT ...

 

 

   La ferme Moreau avait un cheval et trois vaches. Le mari était prisonnier de guerre. Le 28 juillet 1944, madame Moreau et sa fille étaient dans un champ de betteraves sous le Bois Renou, entre la Chaussée-Mignon et les lagunes. Louis était là aussi avec sa mère. Le ciel était chargé et nous avons été entourés par le bruit effroyable des bombes. Ma mère m’a pris par la main et nous nous sommes couchés dans le fossé…


   A la fin du bombardement, on n’y voyait pas à deux mètres ! Nous sommes rentrés à Bonaban par le chemin de la Chaussée-Mignon. Les religieuses de La Gouesnière étaient sur la place, entourées de toute la population du village. La grand-mère Moreau a rejoint le groupe et a appris la triste nouvelle. François Bourdais a attelé une charrette et, accompagné des hommes, est allé chercher Jeanine Moreau décédée et sa mère grièvement touchée. Mortellement blessé, le chien a eu la force de revenir à la ferme.

   Le docteur Jambon, arrivé à moto de Châteauneuf, a soigné la blessée…
 

Jean Bourdais et Louis Ruaux, 6 ans en 1944



 *****

***
 * 

 


   L’après-midi du 28 juillet 1944, je me trouvais à Bonaban avec des copains, dont les frères Poirier (famille réfugiée à Bonaban) . Nous devions nous rendre au Bois Renou afin de jouer dans les miradors que les soldats allemands avaient quittés.

   Nous étions sept ou huit. Avant  de partir vers notre terrain d’aventures, nous avons cherché notre matériel de scoutisme pendant plus d’une heure. Ce contretemps nous a sans doute sauvé la vie…

   En arrivant sous la voûte de Bonaban, l’un d’entre nous a dit : « Des avions qui tombent ! » . En réalité, c’étaient des bombes qui venaient d’être larguées… 

   Nous nous sommes cachés dans les fossés et autour de la voûte.
 

Guy Gicoul, 10 ans en 1944

 


 

 

Conséquences psychologiques ...

 

    Comme chaque année, une cérémonie religieuse s'est déroulée à la grotte du Bois Renou le 15 août 1944.

   Au cours de l'office, un violent coup de tonnerre a surpris les pélerins qui se sont tous jetés à terre...

   Le traumatisme des jours précédents était toujours présent malgré la ferveur religieuse.




18/12/2010
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